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Emmanuel Combaluzier


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Si le monde est aussi beau que ton sourire

alors parle moi du monde

si l'eau du torrent est aussi pétillante que l'éclat de tes yeux

 

alors je boirai l'eau du torrent

 

si les larmes parlent à ton cœur d'enfant

alors je pleurerai toutes les larmes de ma saison

si le vent qui caresse tes cheveux berce tes rêves naissants

alors je veux chanter avec le vent

si la lune qui éclaire tes nuits insouciantes brille sur ta peau claire

alors je baiserai la lune pour te sourire

si la magie des étoiles te donne le goût du bonheur

alors j'implorerai les étoiles pour qu'elles brillent encore plus fort

si les mots de ta maman te mangent de douceur

alors tu es le roi du monde

si les louves te regardent tendrement

alors ton berceau est béni des dieux

alors les fées viendront parler à ton jardin silencieux

alors toute la lumière du monde illuminera ton cœur

alors tu chanteras de bonheur petit homme

fier de ton nom

parlant au soleil et aux étoiles

 

fils des iles et de l'eau

fils du ventre de la rive

 

fils magique de ton heureux destin

prends la vie dans tes mains

 

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Ode a la vie

Mon amour pour toi est si fort

Que les anges me pardonneront mes intrépides flammes

Les démons de l’enfer se réjouiront de ta ferveur

Les adipeuses sirènes de la nuit

Engluées dans leurs rêves de belles immortelles

Fastidieuses et fatidiques vérités

Évanescentes et troubles à l’ infini de ta beauté

Apprends-moi le bonheur d’être dans tes pensées

Et crie à l’univers ma fortune d’être aimé

 

Je suis le fastueux parleur qui ne dit mot

Du matin jusqu’au soir mes paroles s’envolent

Silencieuses farandole dubitatives et folles

Fuyantes comme le vent qui domine les âmes

... et soudain tout est bleu et les anges pleurent doucement sur mon silence qui s'est tu

rimes et larmes

rires et drames

 

Pouvoir maléfiques d'irréels imposteurs venus du fond des temps

du fond de ma mémoire antique coléreuses déesses

jouez avec mes illustres frayeurs

bonnes fées que de rituelles fiançailles

ont arrachées aux bras de pères déchirés

jubilez de vos rires titanesques

épuisées par d'infinies douleurs

captivées par de glorieux bonheurs

érudites entités que les graves démons ne savent plus se partager

moirante litière soumise à mes humeurs nuitesques

nostalgiques chevauchées à travers mes fantasmes brûlants

merci de me donner la vie des purs poètes

merci de m'arracher aux terrestres emportements

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dansez en de joyeuses farandoles

enivrez mes arias tristes et solitaires

adulez mes rares paroles

écoutez mes tirades folles

approuvez larmes amères

niez mes fièvres et mes colères

sauvez l'enfant perdu

ne pleurez plus

silence

musique

Folles marottes qui courez dans ma tête

Passez votre chemin

La lune éclaire mes rêves solitaires

Et berce mes refrains

Larmes sauvages et infidèles

Apaisez mon chagrin

Savourez mon destin

Comme un festin

Tristes âmes qui passez vers la terre

Partez pour l’univers Sans ombre ni lumière Sans regret ni misère

Sans lendemain

 

Ma plume n’a plus d’idées

Mes joies ne sont plus désirables

Jolies odes rondes à souhait

Envolez-vous pour quérir la lumière

Chantez au monde incrédule

Ma stupeur follement inutile

Et maudite pour l’éternité

Comme une danse étrange et naturelle

Sésame ouvrant aux sortilèges fous

Les plis de son manteau fragile

 

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Pour capturer les sens d’une belle

Sur les astres sidérés

La course folle d’innombrables comètes

Aux sillages incertains

Se perd à l’infini

 

je soumets à vos lois implacables mon innocence nue

et mes rêves absents n'auront de cesse que dans la fuite du temps

douces envolées folles soumissions et caressantes peurs

je vous dois mes heures intenses

plénitude jubilatoire fière de leur frasques volées au néant

je vous promet des nuits absurdes et d'obsédantes lunes

pour les jours infini comme des nuits sans rêve

je vous rend mes espoirs anémiés et mes tourments désuets

visité par la folie sinistre d'un monde sans souffrance

je connais tous les cris du ventre de la terre

du paradis perdu à la vie retrouvée

 

Parler me fait des pirogues de bonheur

Fier de mes silences je respire les mots inertes

Danses de paroles sous la lumière éteinte

Farandoles de mots en sarabande espiègle

 

Dis à mes amoureuses apparitions de silencieusement partir

Au mariage des amants heureux que la parole a su séduire

Dis à ma raison irraisonnée d’attendre la nuit pour me maudire

Et d’arrêter les infernales Parques dont le dessein est de me voir souffrir

 

Dis aux fiers guerriers de la nuit

Que les matins portent la vie

Que la douleur n’a pas de prix

Que les anges fascinent mon sublime ennui

Et que le vent du sud souffle sur mes désirs enfouis

 

Dis encore aux pales sirènes

Que le pur avale l’impur

Que ma folie se rit de leurs sourires pervers

Et que la terre attend la paresse du temps

 

Silencieux anathèmes que la parole inonde

De sauvages questions et de pauvres raisons

Dites au malheur de s’évanouir avec ma peur

Quand la nuit maudite aura rangé ma destinée

Aux soupirs d’une musique assassinée

Je volerai la vie aux ailes magiques du bonheur

 

Le matin nu

Rêves perdus au fond de la tourmente

Chagrin mariant l’amertume et l’ivresse

Espoir offert à ma parole hurlante

Triste concert que me donne le vent

Jamais la nuit ne me fut plus fatale

Et le matin moins prompt au désespoir

Mon nom perdu dans les dédales

De la divine infinité

Portant ma narcissique misère

Aux nues de mon destin fatal

Se maudit d’être né du mal

Et d’oser vivre de la terre

Et de crier mon héritage

À la parole entière

Parole dominée par ma rage

Silence brisé par mes pleurs

Outrages endurés comme hommages

Courages mutilés par ma peur

Mythiques joies légitimes ivresses

Enfouies au paradis perdu

 

Fausses promesses

Paroles déchues

Tristes caresses

Prières émues

Antique prouesse

Fatale issue

 

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maman pure et douce comme la mangue mure qui s'offre à ma prunelle gourmande je te dédie mon amour féroce et sans limite

A maman

 

A papa

 

Garant de ma vie silencieuse tu rêves de jours heureux

Quand tisseras-tu mon filet de paroles

Je parlerai de belles heures que mon père m’a données

En gravant dans mes yeux son fol espoir

Grises-toi de mes mots je te les offre

Joue tes joies et tes peines gravement partagées

À la rare poésie que les muses m’ont furieusement donnée

Dis encore à ton fils comme les troublantes nuits d’angoisse

Ont enterrée tes désirs les plus fous

Les myriades de mots qui dansent dans ma tête

N’atteignent les étoiles que pour rendre jaloux

Les démons de la grandiose et gigantesque fête

Dont le destin cruellement nous a privés

 

ma folie est source de génie

et mes rêves condamnés au périssable instant

jouent avec les tirades que le parricide enfant

a données à ta raison

 

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Sirènes de l’espoir

Ne verse plus de larmes sur ta vie

Les roses qui ont décloses à ta triste folie

Ce soir sont fanées

Frêles lueurs d’espoir

Furieux embrasements

Incandescente flamme

Te faudra-t-il aimer jusqu’à la déchirure

Les démons qui t’obsèdent

Démente solitude que m’octroient mes chimères

Cruels appétits nourris d’étranges peurs

Impitoyable prix de ma sourde raison

Rutilantes sirènes de joyeuses saisons

Aspirez à ravir mon âme emprisonnée

Par les feux de rassurantes destinées

Pour vous je veux rêver plus loin que tous les horizons

D’un bonheur plus profond que tous les océans.

 

JEUX NOCTURNE

Fille divine que le soir visite impunément

Ton sourire se dessine au flou de mon destin

Ta fleur savoureuse appelle mon festin

Ton fidèle silence répond à mes tourments

Et ta voix étouffée par le temps

Murmure inlassablement Comme un rêve sans fin

 

Gitane perdue dans le brouillard je te donne mon nom je te donne mes rêves je te donne ma parole éphémère et mes chants d’espoir mes gisantes rimes et mes folles outrances

Dégrade quelques putains de joies en putains de paroles liquidantes

Pour parler de moi il faudrait que j’aie un moi une parole et une vie

Mille et une vies pourront peut-être poursuivre mon incommensurable quête mutique d’un sens à donner à toute cette pourriture de merde

 

opulentes envies de vrai vie vivante et riante

musique

sérénité

 

Haute sérénité me joue la sérénade

Et me berce lascive et de ses armes magiques

Que ton nom soit loué par delà les montagnes

Que ta voix se balance sur mon front si aride

Que te mains ingénues caressent mes matins

Que tes yeux incrédules regardent l’infini

Et que la nuit se charge en folles facéties

Fidèles à ton image troublante et solitaire

Pour partager le sort idyllique des anges

Que la vertu a savamment séduits

Douce sérénité me lance des œillades

Et parlent de mes jours sans nuits

Dites moi belle dame où sont vos larmes

Sous votre lit de peines alanguies

Rêves évanescents modulent mes aubades

Et vos peurs enfouies

Visage sans destin

Message sans parole

Fallacieux destin

Maléfiques idoles

Passez votre chemin

Maudites farandoles

Silencieuses farandoles dubitatives et folles fuyante comme le vent qui domine les âmes

Je reviendrai demain

 

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inaccessibles rêves que nul ne peut détruire

Plus beau que tous les fruits que la terre a portés

Plus riche que les Dieux n’auraient imaginé

Les miens sont éternels et n’auront pour supplique

Que la force de ma pensée

 

Dans la nuit sans lune

ma parole est reine

dans l'ombre et la brume

ma joie se déchaine

artistes lumières

douces déraisons

larmes solitaires

chaudes illusions

 

Doucement ta main me mène au sortilège des mots muets

Et mes larmes masquent mes paroles mortifiées

Et mes rêves vagabondent avides et pervers et vulnérables

Et ma voix vocifère, vomit et vacille

Et mes mots mutilés maudissent mon silence

Et la magie mortelle des muses maladives

Maléfiques merveille module ma souffrance

 

Gisant sous la ferveur amère d'un funeste silence le voile impénétrable de la nuit se déchire et se tait

Fatale sérénade pour parole perdue la rumeur du jour hurle son innocence

 

Ma chance est partie par le chemin silencieux des jours sans lunes

La lumière d'une nuit magique éclabousse mes larmes endormies

Douce Farandole des mot qui valsent sous la brume

La pénombre surgie des sources profondes de l'ennui

m'attire inexorablement dans son gouffre infini

Et pleure sur les ombres que profile la dune

 

Et puis le vent s'en est allé

au bout du firmament

dire aux étoiles étonnées

la belle histoire du petit prince

du petit prince cannibale

dont la bouche muette avalait les étoiles

avalait l'univers

pour sortir de l'enfer

pour tuer le néant

pour exister

comme un enfant

 

Pour que tes yeux me regardent encore

Pour que mes rêves se prennent au jeudi

Pour parler tes amours avec toi

Pour parler de nos tendres printemps

Donne-moi tes envies donne-moi ton pourquoi

Parle-moi de toi

 

Je suis le fastueux parleur qui ne dit mot

Du matin jusqu’au soir mes paroles s’envolent

Silencieuses farandole dubitatives et folles

Fuyantes comme le vent qui domine les âmes

 

 

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